Un refuge pour l’opprimé

« L’Éternel est un refuge pour l’opprimé, Un refuge au temps de la détresse. » Ps. 9:9

Il semble que la société européenne vive un moment de crise. Toute sorte de crises d’ailleurs: économique, financière, grecque, migratoire, d’identité, de dettes, politique, de confiance, de légitimité, de démocratie, etc.  Pour s’en sortir, on cherche la solution auprès des politiciens de tous bords, des philosophes, journalistes et critiques. On scrute la dernière information qui buzze, on googlise la vérité à la recherche d’éléments justifiant notre version des faits, notre anxiété et notre sentiment d’insécurité.

Dans l’histoire en général, et l’histoire contemporaine ne fait malheureusement pas exception, l’homme a souvent été contraint de chercher refuge. Nous ne devons plus remonter aux temps des psalmistes pour se figurer la chose, tant l’actualité abonde sur le sujet, et manifeste est la démonstration de ce à quoi une situation de détresse et d’oppression peut ressembler. Toutefois, lire les psaumes en qualité de jeune européen privilégié peut paraître une activité bien imagée: nous ne pouvons lire certains passages bibliques qu’au sens figuré, tant il est difficile pour un homme n’ayant connu que la paix de se représenter ce qu’est la guerre. Si l’Éternel est « notre rocher, notre forteresse » (Ps. 18:2) « notre secours et notre bouclier » (Ps. 115:10) cela peut-il faire écho à autre chose qu’un combat de niveau spirituel, idéologique, de l’ordre de la liberté de penser et de croire? Bien évidemment. Cependant, qu’il soit en danger ou non, que son niveau de menace soit physique ou spirituel, il semble qu’une constante demeure: l’Homme est en perpétuelle quête de paix et de sécurité.

Mais qu’en est-il pour nous chrétiens? Quelle est notre crise? Quelle est la menace?

Pour le chrétien qui fonde sa vie sur le roc et met l’enseignement du Christ en pratique, la menace est réduite à néant. La pluie, les torrents, les vents (Mat. 7:24) ne pourront rien contre elle. « N’ayez pas peur! » nous dit Jésus (Luc 12:4; Mat. 17:7; Marc 6:50). La seule crise qui tienne est l’urgence d’aller (Mat. 28:19) et d’annoncer qu’il existe un refuge sûr et solide pour le temps de la détresse (Ps. 59:16), que l’Éternel est le refuge pour l’opprimé (Ps. 9:9), pour le malheureux (Ps. 14:6), pour le juste (Ps. 64:10) et le persécuté (Ps. 7:2). Préparons donc le chemin du Seigneur (Marc 1:3) vers ceux qui ont besoin de refuge. Car si la société dans laquelle nous vivons a un profond besoin de paix et de sécurité, celles-ci dépassent le standard de ce monde et ne peuvent provenir que de celui qui « ne donne pas comme le monde donne ».

« Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif. » Jean 14.27 

N.S.

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